3 femmes m’ont étonnée ce week-end !

Barquesversailles_annapiot

Samedi matin, je me suis levée tôt, pour assister aux 1ères Tables Rondes sur les Réseaux Féminins, organisés par L-on-Top et Féminin Pluriel. Il m'a fallu de la motivation parce que le week-end, j'aime plutôt bouquiner sous ma couette le matin.  Mais le sujet m'intriguait, d'autant plus que j'ai quitté le salariat et toute idée de progression au sein d'une entreprise depuis douze ans, mais le rapport des femmes au travail continue de m'intéresser.
J'y suis allée avec la crainte  de me retrouver entourée de businesswomen ultra-féministes, et bien pas du tout ! Le débat était au-dessus du clivage réducteur femmes/hommes et c'est tant mieux. Certaines ont, chevillée au coeur l'envie d'aider les femmes à prendre la place qui leur revient dans les milieux de l'entreprise, de la politique, du social, de l'hédonisme, de l'humanisme… et savent qu'il faut être plusieurs pour y parvenir.
Bien sûr il y a eu des mots qui m'ont fait friser l'oreille (notamment tout le jargon business dont je ne suis pas friande), et puis au-delà des beaux discours, j'ai perçu les petites querelles, mais j'ai choisi d'oublier cette partie pour retenir la très juste intervention d'Avivah Wittenberg-Cox, EPWN, qui a notamment évoqué l'importance qu'a été pour elle d'apprendre ce que les femmes des autres générations avaient à lui transmettre. 
Birgitte Grésy
, auteur du Petit traité contre le sexisme ordinaire, qui animait la première table ronde m'a épatée par sa capacité à intervenir, relancer et recadrer pour faire en sorte que le débat reste ce qu'il était destiné à être… échanger sur les réseaux féminins et les raisons qui ont fait pour chacune des participantes qu'elles ont à un moment choisi de rassembler d'autres femmes pour avancer ensemble.
(Si vous voulez une réponse,  elles sont quasi toutes d'accord pour invoquer trois raisons majeures : 1 – une insatisfaction, 2 – le modèle américain qui a fait ses preuves, 3 – le plaisir d'être ensemble.)
Puis il y a eu pendant la seconde table ronde sur les réseaux humanistes, engagés et hédonistes, une intervention d'Olivia Cattan, Paroles de Femmes, qui a mis l'accent sur la réflexion mais aussi l'action sur le terrain au sein de son réseau, notamment dans la prévention des violences faites aux femmes ; c'est important de sortir des simples laboratoires d'idées.
Enfin j'ai été surprise de la moyenne d'âge proche de 45-50 ans, voire davantage. Faut-il attendre la quarantaine  pour avoir l'envie de se regrouper et d'avancer à plusieurs ?

Je vous recommande la lecture du billet de Stéphanie Will sur cette demi-journée. Elle raconte fidèlement avec sensibilité et humour ce que nous y avons partagé, puisque nous avons le plaisir de nous retrouver sur place.

septembre 2009 2
2 commentaires
  • Ariane
    octobre 3, 2009

    d’accord avec toi Anna, tout n’était pas passionnant mais j’ai beaucoup apprécié Brigite Grésy, très pertinente et pas langue de bois, Avivah W que j’ai trouvé en avance sur les autres. Un bon point aussi à l’animation de Stéphanie Bataille, qui a su plutôt bien s’adapter à toutes les situations.

  • anna
    octobre 5, 2009

    @ariane, tu as le mot que je cherchais à propos d’Avivah. C’est exactement ça, elle semble avoir beaucoup d’avance sur les autres.

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